Le diagnostic de la névralgie du nerf glossopharyngien repose sur l’anamnèse de la personne et l’examen clinique.
Il faut également distinguer la névralgie du trijumeau de la névralgie du nerf glossopharyngien. Elle repose notamment sur la localisation de la douleur ou par les résultats d’un examen spécifique.
L’examen consiste à toucher l’arrière de la gorge avec un coton tige et si le patient ressent une douleur alors un anesthésiant local est appliqué à l’arrière de la gorge et si il fait disparaître la douleur alors le diagnostic de névralgie du glossopharyngien est probable. Une IRM peut également être réalisée pour rechercher et exclure des tumeurs éventuelles.
Critères diagnostiques selon l’International Headache Society pour la névralgie classique du glossopharyngien :
A. Crises paroxystiques récurrentes de douleur unilatérale dans le territoire du nerf glossopharyngien (partie postérieure de la langue, la fosse amygdalienne, le pharynx ou l’angle de la mâchoire inférieure et/ou dans l’oreille) et répondant au critère B
B. La douleur a toutes les caractéristiques suivantes :
- Dure de quelques secondes à 2 minutes ;
- Intensité sévère ;
- Type de choc électrique, d’élancement, de coup de poignard ou de piqûre ;
- Déclenchée par la déglutition, la toux, la parole ou le bâillement.
C. N’est pas mieux expliquée par un autre diagnostic de l’ICHD-3.
Il existe 3 types de névralgies du glossopharyngien :
- Classique : la névralgie se développe sans cause apparente autre qu’une compression neurovasculaire.
- Secondaire : la névralgie est causée par une maladie sous-jacente (ex : un traumatisme cervical, une sclérose en plaques, des tumeurs des amygdales ou régionales, des tumeurs de l’angle ponto-cérébelleux et une malformation d’Arnold-Chiari).
- Idiopathique : la névralgie ne montre pas de preuve de compression neurovasculaire ou d’affection sous-jacente.