La scoliose apparaît le plus souvent pendant l’enfance ou l’adolescence, au cours de la croissance. En général, son évolution est lente avant la puberté, puis s’accélère durant cette période. Elle peut aussi se manifester ou continuer à évoluer à l’âge adulte, notamment à la suite de l’évolution d’une scoliose juvénile ou en raison de changements dégénératifs liés au vieillissement.
La scoliose peut être dépistée lors d’un rendez-vous médical de routine, ou être suspectée devant une asymétrie du dos, des épaules, des omoplates ou du bassin.
D’autres signes peuvent aussi alerter :
- des douleurs récurrentes au niveau du dos, du cou ou des épaules, qui concernent environ 40% des personnes avec une scoliose ;
- une fatigabilité importante lors du port de charges, notamment le cartable chez les plus jeunes ;
- des difficultés respiratoires, dans les cas les plus sévères.
Le plus souvent, c’est le médecin traitant ou le pédiatre qui l’identifie grâce à l’examen du dos et de la posture.
Le signe le plus spécifique est la présence d’une gibbosité, c’est-à-dire une déformation du dos en forme de bosse d’un seul côté. Elle est liée à la rotation des vertèbres et permet de distinguer la scoliose de l’attitude scoliotique, qui n’entraîne pas de gibbosité.
La gibbosité peut être visible spontanément, mais elle apparaît surtout lorsque la personne se penche en avant, jambes tendues. Lorsqu’une scoliose est suspectée, des radiographies de la colonne vertébrale permettent de confirmer le diagnostic, de mesurer la gravité de la courbure et de suivre son évolution dans le temps.