Lorsque cela est possible, la prise en charge de la dyspareunie repose en priorité sur le traitement de la cause sous-jacente.
En revanche, lorsque la cause n’est pas directement traitable ou que la douleur persiste dans le temps, la dyspareunie nécessite le plus souvent une prise en charge multidisciplinaire, adaptée à la cause identifiée, au type de douleur et à son retentissement sur la qualité de vie.
Cette prise en charge peut associer différentes approches complémentaires :
- Prise en charge médicamenteuse : elle repose le plus souvent sur des traitements locaux. Par exemple, une crème à base de lidocaïne à 10 % peut être proposée en cas de vulvodynie localisée, afin de diminuer l’hypersensibilité douloureuse.
- Prise en charge psychologique : un accompagnement psychologique, notamment par des thérapies cognitivo-comportementales, peut aider à réduire le stress, le vaginisme et la peur associée à la douleur, tout en renforçant la confiance en soi et la relation au corps.
- Prise en charge rééducative : la rééducation du plancher pelvien occupe une place centrale. Elle peut inclure des exercices de relâchement ou de renforcement musculaire, l’utilisation de dilatateurs vaginaux, des séances de kinésithérapie spécialisée, du biofeedback ou encore de l’acupuncture.
- Prise en charge chirurgicale : elle est réservée à des situations bien sélectionnées et le geste dépend de la cause identifiée. Par exemple, dans le cadre de l’endométriose, une prise en charge chirurgicale ciblée peut être discutée lorsqu’une lésion responsable de la douleur est identifiée.
En cas de retentissement sur la vie intime et la vie de couple, l’accompagnement par un ou une sexologue peut être proposé. Il permet d’aborder les difficultés relationnelles, émotionnelles et sexuelles liées à la douleur, mais aussi de repenser la sexualité, qui ne se limite pas à la pénétration vaginale, en explorant d’autres formes de plaisir, d’intimité et de partage.