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Adénomyose

1. Qu’est ce que l’adénomyose ?

L’adénomyose, parfois appelée endométriose interne, est une maladie gynécologique fréquente. Elle coexiste souvent avec d’autres pathologies utérines, telles que l’endométriose ou les fibromes utérins.

Elle se caractérise par la présence, au sein du muscle utérin appelé myomètre, d’un tissu semblable à celui de l’endomètre, qui est normalement situé à l’intérieur de la cavité utérine. Contrairement à l’endométriose, où ce tissu se développe en dehors de l’utérus (sur les ovaires, les trompes, la vessie ou encore les intestins), l’adénomyose reste confinée à l’intérieur de l’organe, mais à un emplacement anormal.

On distingue généralement deux formes d’adénomyose :

  • L’adénomyose focale, localisée sur une ou deux zones précises du myomètre.
  • L’adénomyose diffuse, étendue sur l’ensemble ou une grande partie du muscle utérin.

Les causes exactes de cette pathologie restent aujourd’hui mal connues. Toutefois, certains facteurs (l'’âge, le tabac et certains traitements médicamenteux) semblent en favoriser l’apparition, comme une chirurgie de l’utérus ou la grossesse qui pourrait faciliter l’infiltration du tissu endométrial dans le muscle.

2. Comment est-elle diagnostiquée ?

Une personne concernée sur trois ne présente pas de symptômes. Ainsi, la maladie peut être découverte fortuitement, par exemple lors d’un examen pour des troubles de la fertilité.

Pour d’autres, les symptômes sont plus marqués, voire très invalidants. Ils peuvent inclure :

  • des règles très abondantes ou prolongé (ménorragie) ;
  • des douleurs pelviennes importantes, en particulier pendant les règles (dysménorrhées), souvent résistantes aux antalgiques habituels ;
  • des saignements en dehors des règles (métrorragies) ;
  • une sensation de pesanteur dans le bas-ventre ;
  • des douleurs pendant ou après les rapports sexuels (dyspareunies).


Face à des symptômes évocateurs, le diagnostic peut être posé grâce à une échographie pelvienne, de préférence intravaginale, ou une IRM pelvienne, qui reste l’examen de référence pour confirmer l’atteinte et évaluer l’étendue de la maladie. Grâce aux progrès de l’imagerie et une meilleure sensibilisation des médecins, le diagnostic est de plus en plus précoce.

3. Quels sont les impacts au quotidien ?

L’adénomyose, comme d’autres maladies gynécologiques chroniques, a un impact profond sur la vie des personnes concernées.

Les douleurs pelviennes peuvent être invalidantes, imprévisibles, et difficiles à soulager. Elles perturbent la vie personnelle, les activités sociales, les relations intimes et la vie professionnelle. Les absences répétées, l’impossibilité de prévoir certaines activités ou les douleurs pendant les rapports peuvent entraîner un isolement et un retentissement psychologique important

Enfin, les incertitudes liées à la fertilité, l’attente d’un diagnostic ou la méconnaissance de la maladie dans le milieu médical peuvent provoquer un sentiment d’incompréhension, de solitude, voire d’épuisement psychique.

4. Quelle est la prise en charge ?

L'adénomyose nécessite une prise en charge pluridisciplinaire, adaptée à l’intensité des symptômes, à leur retentissement au quotidien et aux préférences de la personne.

Pour en savoir plus sur la prise en charge des douleurs pelviennes, vous pouvez consulter notre livre, qui détaille les approches thérapeutiques et les stratégies d’accompagnement.

Si vous avez des questions ou des idées de projet sur l'adénomyose, vous pouvez contacter : 

Aurelly Cicchelero, aurelly.cicchelero@drawyourfight.org, référente du pôle Gynéco


Fiche rédigée par Aurelly Cicchelero. Relue par Camille Racca. Mise en ligne le 02-06-2025.


Sources :