La prise en charge dépend de l’intensité des symptômes et de leur retentissement sur la vie quotidienne, ainsi que de la présence éventuelle d’une thrombose.
A. Traitements interventionnels
Lorsque les symptômes sont importants et altèrent significativement la qualité de vie, un traitement endovasculaire peut être envisagé. Il consiste généralement à placer dans la veine iliaque un petit dispositif métallique, appelé stent, afin de maintenir la veine ouverte et d’améliorer le drainage veineux.
Les résultats sont globalement favorables, notamment pour les compressions iliaques non thrombotiques : la perméabilité à long terme du stent est rapportée entre 96 et 99 %, et une revue de grandes séries retrouve une disparition complète de la douleur chez environ 60 % des personnes traitées.
Les principaux risques liés à cette intervention comprennent la formation d’un caillot dans le stent (thrombose du stent), un rétrécissement à l’intérieur du stent (resténose) ou, plus rarement, une migration du stent.
Enfin, dans certaines manifestations sévères, notamment en cas de claudication veineuse invalidante, de syndrome post-thrombotique sévère ou d’ulcère veineux persistant, une reconstruction veineuse chirurgicale ou hybride peut plus rarement être envisagée lorsque les options endovasculaires seules ne sont pas adaptées.
B. Traitements médicamenteux et symptomatiques
En cas de thrombose veineuse profonde, un traitement anticoagulant est généralement prescrit afin d’éviter l’extension du caillot et de réduire le risque de récidive thrombotique. En l’absence de thrombose ou d’une autre indication spécifique, un traitement anticoagulant n’est pas systématiquement nécessaire.
Lorsque la situation ne nécessite pas de traitement interventionnel, une prise en charge conservatrice peut être proposée. Le port d’une compression veineuse, notamment sous forme de bas de compression, peut contribuer à diminuer certains symptômes liés à la stase veineuse, comme le gonflement ou la sensation de lourdeur. Cette approche est couramment utilisée dans la maladie veineuse chronique, même si les données spécifiquement consacrées au syndrome de May-Thurner restent limitées.
Concernant les autres interventions non médicamenteuses, les données spécifiques au syndrome de May-Thurner sont également très limitées. Certaines approches peuvent être proposées dans le cadre plus général de la prise en charge d’une douleur chronique, mais leur efficacité sur les symptômes directement liés au syndrome de May-Thurner n’est pas démontrée.