L’oxygène est d’autant plus efficace qu’il est débuté dès les premiers signes de la crise, idéalement avant le pic douloureux. Plus il est initié tardivement, moins il est efficace.
À l’initiation, le débit doit être porté à 15 litres par minute. Pour une utilisation optimale, la position assise est recommandée ; à défaut, la position accroupie peut être adoptée. Il est déconseillé de rester debout, en raison du risque de chute, ou de s’allonger, car les capacités respiratoires sont alors diminuées.
Lorsque la douleur diminue depuis plusieurs minutes, le débit peut être réduit à 12 litres par minute. En cas de réaugmentation de la douleur, il convient de revenir immédiatement à 15 litres par minute.
Une fois la crise contrôlée, il est recommandé de poursuivre l’oxygénothérapie pendant quelques minutes supplémentaires, ou éventuellement de réduire le débit à 9 litres par minute, sans descendre en dessous. Une durée minimale d’environ 10 minutes après la fin de la crise est généralement nécessaire.
Un arrêt trop précoce ou trop brutal expose à un effet rebond : la crise reprend, souvent plus intense et plus difficile à traiter, dans un contexte d’épuisement.
En cas de crise résistante, il est possible de prolonger l’utilisation jusqu’à 30 minutes, ou de faire une pause de 5 minutes après 15 à 20 minutes, puis de reprendre.
Le bon débit est atteint lorsque le ballon de réserve ne se vide pas complètement à l’inspiration. À l’inverse, s’il se remplit plus rapidement que le rythme respiratoire et que la douleur diminue, le débit peut être légèrement réduit.