La prise en charge doit être la plus précoce possible pour maximiser les chances de guérison. Elle doit être intensive, multidisciplinaire et prolongée plus de 1 an après rémission de tous les symptômes. L’alliance thérapeutique est une clef de la guérison.
Dans les grandes dénutritions, la prise en charge initiale se fait sous la coordination d’un médecin somaticien puis le relai est donné au psychiatre quand le risque vital est écarté et les facultés cognitives en partie rétablie. L’objectif de la prise en charge est à la fois de mettre l’emphase sur l’importance de la renutrition, de redonner du goût à l’alimentation, de réduire les distorsions cognitives et de traiter les comorbidités (TOC, abus, SSPT…).
La prise en charge se décompose en 2 volets principaux : la prise en charge psychologique, basée sur la TCC, la psychothérapie de soutien, les entretiens motivationnels et la médiation corporelle (chez l’adolescente, la thérapie familiale est souvent indiquée) et la prise en charge somatique qui doit être progressive pour éviter le syndrome de renutrition inapproprié (cytolyse hépatique, rétention hydrosodée, troubles ioniques, insuffisance cardiaque, troubles du rythme…).
Il n’existe, à l’heure actuelle, pas de thérapeutiques médicamenteuses indiquées dans l’anorexie mentale.