Correction - Quiz 1 : Définir la maladie chronique

1/ D’après le Haut Conseil de la Santé Publique, lequel de ces éléments est nécessaire pour parler de maladie chronique ?

Le Haut Conseil de la Santé Publique définit la maladie chronique comme :

  • la présence d'un état pathologique de nature physique, psychologique ou cognitive, appelé à durer 
  • une ancienneté minimale de trois mois, ou supposée telle
  • un retentissement sur la vie quotidienne avec au moins un des trois éléments suivants:

- une limitation fonctionnelle des activités ou de la participation sociale

- une dépendance vis-à-vis d'un médicament, d'un régime, d'une technologie médicale, d'un appareillage ou d'une assistance personnelle

- la nécessité de soins médicaux ou paramédicaux, d'une aide psychologique, d'une adaptation, d'une surveillance ou d'une prévention particulière pouvant s'inscrire dans un parcours de soins médico-social

Ainsi, une maladie chronique n'entraîne pas toujours

  • la prise d’un traitement médicamenteux (ex : diabète de type 2 équilibrée grâce à des mesures hygièno-diététiques)  
  • la limitation des activités (ex : hypertension artérielle sans complication)
  • la présence d’un état pathologique physique (ex : le trouble bipolaire et la schizophrénie sont des maladies chroniques d'origine psychique) 

2/ Toutes les maladies chroniques sont reconnues comme des affections de longue durée (ALD). Faux. 

Les affections de longue durée sont des maladies chroniques nécessitant un traitement prolongé

Il existe actuellement 30 ALD exonérante : 

  •  il s'agit de pathologie dont les traitements et le suivi sont importants et coûteux  
  • les frais de santé sont alors pris en charge au maximum remboursable par la Sécurité sociale
  • il ne faut pas confondre avec la reconnaissance du caractère invalidant / du handicap de la maladie qui est donné par la Maison Départementale pour les Personnes Handicapées 

3/ La douleur chronique est une maladie chronique à part entière reconnue par l’OMS. Vrai.

La douleur chronique est présente dans la Classification internationale de Maladies (CIM 11), définit par l'OMS.

La douleur chronique se définit par une douleur qui dure pendant plus de trois mois. Elle a des répercussions physiques, psychologiques et sociales.

Dans la Classification internationale de Maladies, elle est classée en deux catégories : douleurs primaires et douleurs secondaires.

La douleur chronique primaire est considérée comme une maladie en soi. Elle inclue notamment les douleurs chroniques généralisées telles que la fibromyalgie ou le syndrome douloureux régional complexe.

La douleur chronique secondaire est un symptôme d'une maladie sous-jacente. Elle peut notamment être liée au cancer ou à une maladie auto-immune comme la sclérose en plaques et la maladie de Crohn.


4/ Laquelle de ces pathologies infectieuses peut être une maladie chronique ?

Les maladies infectieuses sont le plus souvent des maladies aiguës, évoluant pendant une courte période.

Néanmoins, certaines infections peuvent évoluer sous une forme chronique, nécessitant un suivi régulier et pouvant entrainer des complications importantes.

Par exemple, l’infection au virus de l’hépatite B devient chronique dans 10% des cas. 

L’hépatite B chronique est une maladie qui reste silencieuse durant de nombreuses années. Mais au cours cette période, le virus provoque des lésions au niveau du foie. En l’absence de traitement, elle peut aboutir au développement d’une cirrhose. 


5/ Laquelle de ces pathologies neurologiques n’est pas une maladie chronique ?

Il existe de nombreuses maladies neurologiques chroniques. On peut notamment citer : 

  • La myasthénie est une maladie auto-immune qui perturbe la communication entre les nerfs et les muscles
  • La sclérose en plaques est une maladie auto-immune liée à la destruction de la gaine protectrice des neurones. 
  • L’épilepsie est une maladie qui entraîne la survenue récurrente de crises épileptiques, c’est-à-dire un dérèglement soudain et transitoire de l'activité électrique du cerveau
  • La maladie de Parkinson est une maladie neurodégénérative liée à une disparition progressive de certains neurones dans le cerveau

6/ Laquelle de ces maladies auto-immunes n’évolue pas sous la forme de poussées ?

Les maladies auto-immunes sont liées à un dysfonctionnement du système immunitaire qui s'attaque alors aux constituants normaux de l'organisme.

Souvent, elle évolue sous la forme de poussées, entrecoupées de périodes de rémission

Une phase de poussée se définit comme periode durant laquelle des symptômes apparaissent ou s'intensifient. 

Les phases de rémission sont associées à une disparition ou une atténuation importante des symptômes. Il peut néanmoins persister des symptômes invalidants, tels que la fatigue.


7/ Lequel de ces troubles psychiques n’évolue pas de façon chronique ?

Il existe de nombreux troubles psychiques chroniques. En France, 3 millions de personnes souffrent d'un trouble psychique sévère.

Les troubles schizophréniques entrainent notamment des hallucinations et des idées délirantes associées à une désorganisation de al pensée et des actions.

Les troubles bipolaires provoquent des variations anormales de l'humeur avec, entre autres, des phases maniaques accompagnées d'une exaltaton de l'humeur et des phases depressives où la tristesse est prédominante.

Les troubles anxieux sont associés à une anxiété forte et durable, sans lien avec un danger ou une menace réelle, qui perturbe les activités quotidiennes. 

Les troubles de la personnalité sont caractérisés par des schémas omniprésents et persistants de pensées, de perception et de réaction qui entraînent une souffrance pour la personne et/ou ont un retentissement sur le fonctionnement de la personne.


8/ Aucun trouble psychique n’est présent dans la liste des affections de longue durée (ALD). Faux.

Les troubles psychiques chroniques nécessitent souvent des traitements médicamenteux ainsi qu'un suivi régulier et important. Des hospitalisations peuvent également survenir au cours de l'évolution. 

Ainsi, les troubles psychiques de longue durée comme le trouble bipolaire et la schizophrénie font partie de la liste des affections de longue durée exonérante.