Le diagnostic du syndrome de Rett repose avant tout sur l’examen clinique, qui permet d’identifier les signes typiques d’évolution : développement initial normal, puis régression rapide des acquisitions entre 6 et 24 mois (langage, motricité fine, communication, motricité globale).
Ce diagnostic clinique est ensuite confirmé par une analyse génétique réalisée à partir d’une prise de sang. Dans la grande majorité des cas, on retrouve une mutation du gène MECP2. Dans certaines formes atypiques, d’autres gènes peuvent être impliqués (CDKL5, FOXG1).
Depuis 2010, les critères diagnostiques révisés par l’International Rett Syndrome Foundation font référence. Ils permettent de distinguer plusieurs entités et d’encadrer précisément le diagnostic (cf. tableaux 1 et 2).
Ces critères définissent :
- le syndrome de Rett classique, caractérisé par l’association des signes essentiels et d’une évolution typique ;
- les formes atypiques (également appelées variants ou Rett like), qui présentent une partie seulement des signes cardinaux ou une présentation particulière (variant précoce sévère, variant congénital, forme avec langage préservé, etc.) ;
- les critères obligatoires, nécessaires pour poser le diagnostic clinique ;
- les critères d’exclusion, qui écartent un diagnostic de Rett lorsqu’une autre cause explique la régression neurologique ;
- les critères de soutien, non indispensables mais fréquemment présents, et qui renforcent la probabilité du diagnostic.
Cet ensemble de critères permet d’établir un diagnostic précis, d’orienter l’analyse génétique et de différencier les différentes formes du syndrome.